Le 15 avril 2019, le monde entier assistait, impuissant, à l’effondrement de la flèche de Notre-Dame de Paris. Si l’émotion a depuis laissé place à l’admiration devant le chantier de reconstruction, cet événement reste pour les experts de SecurAudit un cas d’école majeur sur les risques liés aux travaux dans les bâtiments historiques et les Établissements Recevant du Public (ERP).

L’origine du sinistre : le facteur « Chantier »

Bien que l’enquête n’ait pas formellement tranché entre un court-circuit ou une cigarette mal éteinte, une certitude demeure : l’incendie s’est déclaré dans une zone en travaux. Le risque incendie lors de rénovations est démultiplié. Les échafaudages, les apports d’électricité provisoires et le stockage de matériaux inflammables créent un environnement vulnérable.

La leçon de SecurAudit : Un « Permis de Feu » strict et une surveillance accrue après la fin des travaux sont indispensables sur tout chantier, conformément aux recommandations de l’INRS et du Code du Travail.

Les défis techniques de la « Forêt » de Notre-Dame

La charpente médiévale, surnommée « la Forêt », était constituée de chênes massifs et très secs. Deux failles majeures ont été identifiées :

Le retard de levée de doute

Le système d’alerte a fonctionné, mais la complexité des combles et une mauvaise interprétation du signal ont retardé l’intervention des pompiers de près de 30 minutes. Dans un incendie, chaque minute compte.

La règle (Art. MS du règlement de sécurité) : La surveillance doit être constante et le personnel formé à interpréter sans délai les tableaux de signalisation incendie (SSI).

L’absence de recoupement

La charpente n’était pas compartimentée. Une fois le feu déclaré, rien ne pouvait stopper sa progression horizontale sur toute la longueur de la nef.

La reconstruction : un modèle de sécurité incendie

La nouvelle Notre-Dame intègre des dispositifs de pointe qui font désormais référence :

  • Le système de brumisation : dispositif automatique d’extinction par brouillard d’eau dans la charpente.
  • Le compartimentage : murs coupe-feu pour isoler les différentes sections de la toiture.
  • La détection par aspiration : système beaucoup plus sensible et rapide que les détecteurs de fumée classiques.

Propriétaires de monuments et chefs d’entreprise : êtes-vous protégés ?

  • Réaliser un Audit de Risques : identifier les points de faiblesse de votre structure.
  • Mettre à jour le Plan de Sauvegarde des Biens Culturels (PSBC) : savoir quelles œuvres ou archives sauver en priorité.
  • Contrôler vos prestataires : s’assurer que les entreprises intervenantes respectent scrupuleusement les consignes de sécurité incendie.

Besoin d’un regard expert sur votre sécurité ? Nos auditeurs analysent vos installations selon les normes en vigueur pour garantir la protection de vos collaborateurs et de votre patrimoine. Contactez SecurAudit.

Sources : Rapports de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP), Synthèses réglementaires ERP de SiteSécurité.