Le 1er novembre 1970, lors de la nuit de la Toussaint, un incendie foudroyant ravageait le dancing « Le 5-7 ». Localisé à Saint-Laurent-du-Pont, en Isère, les jeunes venaient de toute la région. Le bilan est l’un des plus lourds de l’histoire de France : 146 jeunes perdent la vie, piégés dans un établissement censé être un lieu de fête.
Un « décor de théâtre » transformé en piège mortel
Le « 5-7 » était une construction récente, mais son aménagement intérieur représentait un risque majeur ignoré. Le décor, composé de mousse de polyuréthane et de papier collé pour imiter une grotte, a joué un rôle déterminant dans la vitesse de propagation.
L’embrasement généralisé (Flashover)
Sous l’effet d’une source de chaleur (probablement un mégot ou un court-circuit), les décors en plastique ont libéré des gaz inflammables. Les strates de fumées se sont accumulés au plafond avant de s’enflammer simultanément.
La leçon de SecurAudit : Aujourd’hui, l’article AM du règlement de sécurité impose des classements de réaction au feu (M0, M1…) très stricts pour les éléments de décoration et les mobiliers, afin d’empêcher tout développement foudroyant du feu.
Les issues de secours condamnées
Pour éviter les resquilleurs, la direction avait bloqué les tourniquets d’entrée et condamné plusieurs issues de secours par des chaînes et des cadenas. Les victimes se sont retrouvées massées contre des portes closes alors que l’air devenait irrespirable.
La règle (Articles CO) : Les issues de secours doivent être libres de tout obstacle, signalées de manière permanente et pouvoir s’ouvrir d’une simple poussée de l’intérieur.
Le choc réglementaire et les sanctions
- Contrôle strict des matériaux : interdiction des plastiques alvéolaires (comme la mousse de polyuréthane) dans les ERP sans protection adéquate.
- Responsabilité pénale des exploitants : le maire et les gérants ont été condamnés pour homicides involontaires.
- L’obligation de désenfumage : la fumée et les gaz de combustion (cyanure) étaient la cause première des décès, bien avant les flammes.

Pourquoi auditer votre établissement de nuit avec SecurAudit ?
Les discothèques et bars à ambiance musicale sont des ERP de type P, soumis à des contraintes de sécurité spécifiques en raison de l’obscurité, de la musique et de la densité du public. Chez SecurAudit, nous aidons les exploitants à garantir une sécurité optimale :
- Audit des dégagements : vérifier que les largeurs d’issues (unités de passage) sont suffisantes par rapport à l’effectif maximal autorisé.
- Contrôle des décors et revêtements : s’assurer que chaque élément ajouté respecte les normes d’ignifugation et dispose de son PV de classement au feu.
- Vérification de l’éclairage de sécurité : garantir que les BAES balisent parfaitement le chemin vers la sortie, même en cas de coupure totale.
Votre établissement est-il prêt pour son prochain contrôle ? Ne prenez aucun risque avec la sécurité de vos clients et votre responsabilité de dirigeant. Les experts de SecurAudit sont à votre disposition pour un audit rigoureux.
Sources : Rapports d’enquête judiciaire (archives de l’Isère), Règlement de sécurité ERP (Legifrance), SiteSécurité.

